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L’argentin Eduardo Makaroff, né à Buenos Aires le 4 avril 1954, est un des fondateurs du trio Gotan Project, qui a amené le large univers du tango vers un mariage particulier avec la musique électronique.

C’est en 1990 qu’Eduardo Makaroff arrive à Paris pour entamer sa carrière française, laquelle fait suite à une carrière argentine déjà bien riche. Eduardo Makaroff a composé et interprété des musiques de films et des génériques de séries télévisées. Il a aussi présenté et produit des émissions pour la télévision et la radio.
À son arrivée à Paris, Eduardo Makaroff forme le groupe Mano a Mano, avec lequel il produit le spectacle Tango Joyeux, qui reçoit un très bon accueil en France et dans toute l’Europe. Il devient par la suite le chef d’orchestre d’un célèbre club de tango parisien, le dancing de la Coupole.
Guitariste-chanteur-auteur-compositeur (il compte plusieurs albums à son actif), il a tourné en Europe avec son groupe Tango Mano, tout en continuant à composer et à produire des musiques pour l’audiovisuel.
En 1999, Eduardo Makaroff s’associe à Christophe Muller et à Philippe Cohen-Solal pour explorer de nouvelles routes musicales et donner une direction différente à la musique traditionnelle de son pays d’origine : le groupe Gotan Project est né.
Le premier artiste d’origine argentine que Gérard Lo Monaco rencontre en arrivant à Paris sur Le Laennec, paquebot des Messageries maritimes, est Jérôme Savary, fondateur du Grand Magic Circus et de ses animaux tristes.
Né en 1948 à Buenos Aires, Gérard Lo Monaco devient par le hasard de cette rencontre musicien de rues et saltimbanque, ne se privant d’aucune des opportunités que le monde du spectacle offrait en 1968, dans l’agitation du moment. Affichiste agit-prop, dessinateur de tracts, et graphiste enragé pour les besoins du collectif théâtral qu’il co-fonde sous le nom bien connu de La petite vis de la culture dans le grand mécanisme de la révolution.

À partir de 1972, il est graphiste pour le compte d’éditeurs d’avant-garde (Tchou, Balland) et collabore avec Roland Topor, Jean-Jacques Pauvert, Delpire étant entré par hasard dans l’édition comme coursier (à pied) aux Presses Universitaires de France. La nostalgie de la route le gagne de nouveau, et il sillonne en compagnie de troupes itinérantes les villes et villages, montrant ses spectacles de marionnettes à fils. Il fonde ensuite sa propre compagnie Le Charivari et tourne partout en France et en Europe, s’accompagnant d’un manège de chevaux de bois. Constructeur, peintre-décorateur en trompe-l’oeil au Théâtre national de Chaillot et à l’Opéra de Paris jusqu’en 1980, il revient au métier du livre en tant que directeur artistique.
Affichiste pour le théâtre (Offenbach, mis en scène par Jean-Michel Ribes), il reçoit le prix de la meilleure affiche, décerné par le musée des Arts Décoratifs. Charles Trenet lui demande en 2001 de créer sa dernière campagne d’affiches pour ses adieux à la scène, salle Pleyel.

Il réalise des pochettes de disques pour Les Négresses Vertes, La Mano Negra et Renaud pour lequel il crée aussi le décor de la Tournée d’Enfer en 2002/2003.
Gérard Lo Monaco rencontre un autre Argentin à Paris, Eduardo Makaroff, qui lui donne quelques leçons de guitare tango.
Ensemble ils créent le label Mañana, un label dédié à la création dans le tango et au développement de la musique argentine dans le monde.

Texte de Sergio Makaroff